Je suis une mère admirable, ça on le sait déjà.
Mais en plus, je dois bien dire que je suis une femme admirable.
Oui, parfaitement, je suis la femme qui a su résister à l’appel du sac Dior JazzClub en peau de zèbre à… 2500€.
Non, pas à cause du prix, car en ce qui concerne les sac, pour moi le prix n’a aucun rapport avec la réalité, je suis une Jérome Kériel des sacs…
Non, j’ai résisté au sac de façon raisonnée. J’ai été l’essayer, le regarder de près, le porter, rempli, vide, mi-plein. Oui, il est beau, mais… en fait non. Trop tape l’affiche, je ne me la pète pas assez… J’ai essayé le même en noir, mais je l’ai trouvé banal. Le cuir trop lisse. Un petit sac noir passe partout, bof. Je préfère ceux que j’ai déjà. OUI, vous avez bien lu : je préfère ceux que j’ai déjà.
Après j’ai attentivement regardé chez Chloé. Ouais, bof… rien d’extraordinaire, toujours des Paddington sous toutes leur formes, des variantes du Bay, le nouveau Saskia. Non, ca va aller. Merci.
Chez Vuitton, jeté un coup d’œil, histoire de voir si coup de foudre il y avait, rien.
Idem à la boutique de ce cher Jéjé Dreyfuss. (quoi que c’est chez lui que je trouve les cuirs le plus mon goût, ca doit être le coté agroculture…)
Du coup je me suis rabattue chez Zadig histoire de voir leur vente-privées (en fait de privée, je pense que la terre entière a reçu leur carton !) (même moi, c’est dire !). Ventes super mal indiquées. En fait toute la boutique est à moins 20, 30, ou 40%, sauf que rien n’est marqué, car les réducs sont réservées à celles qui montreront pate blanche à la caisse. Si on veut savoir combien il y a sur une pièce, le demander à la vendeuse. Et bien sûr, les cuirs ne sont pas soldés (adieux beau gilet clouté à 380€…) (oui, paradoxalement, ca me dérange moins de mettre mille euros dans un sac que quatre vingt sur un tshirt…) et les tunisiens ne sont jamais soldés…
J’ai dont été tout aussi admirable.
Faut dire aussi que j’avais été admirable en choisissant une salade maxi et un café sans dessert. Alors ne passant devant la boutique Maje de derrière Saint Sulpice (celle où il y a beaucoup plus de choses qu’au Carrefour de la Croix Rouge) j’était bien décidée à prendre tout ce qui me faisait envie.
Oui, je dis bien tout.
Donc, la robe, fameuse, que je matte depuis près d’un mois, style un peu grecque, en noir. Mais, oui, j’ai un mariage quand même en octobre… Et puis un petit top Tye&Dye à bretelles, pas vu ailleurs, et puis j’aurais bien prix d’autres trucs, mais les vendeuses sont antipathiques au possible, et les clientes se la pètent grave… Ca m’a saoulé, me suis barrée.
Retour à ma banlieue pas morose, car en fait j’aime bien, posage de mes pieds fatigués avant de récupérer les schtroumfs et de filer au conseil d’école telle une mère admirable que je suis.
Aujourd'hui pour me féliciter de mon admirabilité, je file me faire dorloter les pieds et chercher un cadeau pour la fête de pères... Peut être que des sous vêtement Chantal Tomass Lui fairaient plaisir ? ... (heu, je m'égarelà, on a dit la fête des pères !!! pas celle des mères, même admirables...)
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