(ceci n’est pas une recette)
Ce matin, j’ai laissé A à son « Stage CowBoy ». Ca fait des semaines qu’il en parle. Super motivé.
On était en avance ce matin au poney club. Faire le tour des box, caresser les poneys rondouillards (voire même plus fins) (je ne savais pas qu’il existait des shetlands qui avaient la ligne) (peut être parce qu’ils sont jeunes… ou alors c’est une autre race de poney, faut que je cherche sur internet ;o) )
Heu.. oui, on a fait le tour des box avec A et T, caressé les poneys, regardé leur robe et essayer de deviner leur prénom selon la description donnée sur le papier … A était aux anges !
Enfin, 8h30, c’est le début de l’accueil. Sauf qu’il n’y a personne. 8h35 tiens un mec arrive… sans se presser (sansss pressséhééee… comme zorro, juste en moins bô). Voilà, c’est A. Comment ca se passe lui demande-je. Il commence à me décrire le déroulement de la journée, pauvre naze ! Alors que je lui demandais à mots couverts d’expliquer à A qu’il allait rester là, et que tout à l’heure quand tous les enfants seraient arrivés ils iraient voir les poneys ou que sais-je encore… A qui faut-il donner les instructions pour la sieste, le doudou etc ? à moi. Bon, ok. Sauf que je ne le vois rien noter. Je me demande bien comment il se rappellera des habitudes de chaque enfant à l’heure de la sieste… Soit… Du coup, je décide de rester un peu avec A. Le temps que d’autres enfants arrivent. Un petit M, que son papa abandonne très vite ne semble pas timide. J’engage la conversation, histoire de lui présenter A, Puis un petit W avec sa maman… plus timide. De toutes façons, la maman reste avec lui encore… J’ai pas envie de partir et de le laisser comme ca dans cette grande salle… Mais une petite voix dans ma tête me souffle : « plus tu restes longtemps, plus il sera difficile de partir… » Et puis T commence à s’impatienter… Sale gosse ! Alors je fais un bisou à A, lui souffle de bine s’amuser pour tout me raconter quand je viendrai le chercher après le gouter. Je lui demande si je peux partir, il dit oui. IL est courageux mon petit bonhomme ! Je sors de la pièce, et part la fenêtre lui fait un signe de la main. Je vois alors mon petit bonhomme les yeux plein de larmes et la bouche à l’envers… Ne pas craquer, ne pas y retourner… J’ai le cœur qui se chiffonne… J’avise une petite jeunette, lui demande si elle s’occupe des petits du stage cow boy, elle me dit oui… parce que j’ai mon petit bonhomme qui pleure là bas dedans… J’ai vu qu’elle était partie le voir… Peut être lui faire un petit câlin, lui raconter ce qu’ils vont faire dès que les autres enfants seront arrivés… J’attends un peu avant de partir… Mais je fini par remonter en voiture avec T. On part tous les deux, j’ai les larmes aux yeux… le cœur en compote.
Là encore, je m’en veux terriblement de ne pas avoir attendu le dernier moment pour partir. De ne pas y être retournée. J’attends impatiemment cinq heures pour aller le chercher… Il m’aura manqué toute la journée… A T aussi, il a demandé plusieurs fois où était A et ne voulais pas se coucher sans avoir été le chercher…
En fait, A a passé une super journée, il m'a décrit ses activités par le menu, et je suis impressionnée de tout ce qu'il a appris en un jour...
Mon fil est un géni ! (mon fils quoi ;o) )
Commentaires :
Re: Ouf
En même temps il a "que" 4 ans...
Mais cette semaine au poney il a gagné en autonomie et indépendance... c'etait un grand petit, maintenant c'est un petit grand !


Ouf
C'est dur de devoir lâcher ses enfants pour qu'ils fassent leur propre experience. La peur au ventre, le coeur en compote. Courage ma Kbo, ils vont vers leurs destins et tu ne peux rien faire d'autre que les soutenir et les aimer. Bisous!
Bri seule, mec au golf ...